Christine Drouillard
PHOTOGRAPHIE
Depuis 2008, Christine Drouillard explore le dessous des bateaux, essentiellement sous ce trait au tracé hasardeux, appelé « la ligne de flottaison », visible mais fluctuant, qui sépare l’air de l’eau, le net du brouillé, zone sèche bien reconnaissable et partie immergée rongée, corrodée, frottée par les embruns, les rigueurs minérales… De là des couleurs tantôt meurtries, tantôt transcendées, de là des reliefs inattendus, des matières nouvelles, des textures et des grains insolites. Et si son œil ose une exploration en dessous, ce sont pour ces nouvelles apparitions qui la captivent, ces « accidents » nés de la nature.
Elle y voit des lieux, des formes, des histoires qu’elle a alors envie de se raconter et de partager. Des histoires qui se sont construites au fil du temps, au fil de l’eau et aussi sous la main de l’homme, du marin, et qui s’offrent au regard comme des toiles de maîtres.