* Ève Marie Mendizabal

Du 10 au 23 août
tous les jours de 15 h à 19 h
Presbytère

Le travail qu’il nous est proposé de découvrir ici revendique la précarité des matériaux qui lui servent de base; vielles paraboles, luminaires fanés supportent une floraison de papiers froissés, pliés, agencés… magazines récupérés dans des lieux de passage, quotidiens périmés, inactuels, chutes et effets de reste.

Tous ces signes jadis destinés à être lus sont détournés pour être vus, dans un jaillissement très dense de la forme et de ses couleurs. On voit un livre évidé, creusé, démultiplié comme un fruit ouvert, sans commencement ni fin, dont le coeur semble battre encore. Plus loin, un collage blanc et noir dont les matières évoquent un envol de mouettes ou une terre sombre que la neige commence à recouvrir. Il y a dans les compositions de E.M.Mendizabal des débris de mots, des fragments de visages… on entend le bruissement incessant d’une moisson, celle de tous ces pétales de papier.

P.L.

Site d’Ève Marie Mendizabal > http://em-mendizabal.com